Le Pérou
A l'instar de ses voisins, le Pérou se fonde sur le tryptique (d'ouest en est) « côtes désertiques, montagnes
escarpées, jungle amazonienne ». Et l'effet est très réussi! Chaud, froid, humide, sec, chacun peut y trouver son compte. Les paysages sont grandioses, sauvages, bien que parfois tristement
transformés en décharges à ciel ouvert. Le patrimoine culturel et les villes coloniales sont également sublimes, avec des chefs-d'oeuvre comme Cusco, Nasca, le Machu Picchu, le lac Titicaca, etc.
Mais le Pérou possède aussi des trésors archéologiques moins connus, comme Chan Chans, Moray, ou les Salineras, qui n'ont rien à envier à leurs grands frères.
Revers de la médaille: énormément de touristes -et notamment de Français- dans tous ces lieux. Il faut dire que le
Pérou est un pays qui se visite facilement, pour peu qu'on ne soit ni pressé ni à cheval sur le confort!
Les Péruviens
Là, il faut clairement distinguer les Péruviens habitant en zone urbaine des Péruviens vivant dans les zones
reculées. Les premiers sont généralement des descendants des Espagnols et, habitués au tourisme, se montrent souriants et affables. Les seconds regroupent plutôt les « indigenas »,
habillés du costume traditionnel andin; ceux-là sont plus « fermés », moins expressifs et moins expansifs (ce qui pourrait presque passer pour un manque de respect pour des Occidentaux,
mais qui n'est en fait qu'une discrétion propre à leur culture). Très attachés aux traditions.
Pas pressés non plus, les Péruviens -mais peut-être est-ce nous, Occidentaux, qui sommes trop pressés?-, et leur
degré « d'efficacité » est généralement proche du zéro absolu. Très vite prise de tête, mais quand on voyage, faut bien s'adapter au mode de vie local...
Santé
Une petite angine pour Lou, et toujours les impondérables du voyage: mal de tête/ventre. Mais vu l'état d'hygiène
assez déplorable qui règne dans ce pays, on peut s'estimer heureux de notre sort!
Bouffe
Rien de transcendant. Les haricots rouges ont laissé la place à la patate sous toutes ses formes: il faut dire que
le Pérou est le pays roi de la pomme de terre: près de 4000 variétés! Du coup, t'en bouffes à tous les repas! Généralement accompagné de riz et de pâtes, pour finir de te lester... Pour la
viande, c'est poulet ou boeuf. On a eu l'occasion de goûter aussi l'alpaga et le « cuy » (cochon d'inde): pas dégueu du tout, mais plus cher...
En tout cas, la bouffe dans les restos locaux est tellement bon marché qu'il n'est absolument pas rentable de faire
sa propre tambouille. Se mettre aux fourneaux uniquement quand on sature du menu « poulet-riz », des pizzas ou des hamburgers...
Hébergement
Du bon et du (très) mauvais. Les prix sont corrects en général. Toujours demander à voir la chambre avant, pour
éviter les mauvaises surprises!
Transport
Un peu bizarre: très peu de bus en tout début de matinée, mais beaucoup en début d'après-midi. Quel est l'intérêt de
passer huit heures sous le cagnard et d'arriver tard le soir? Heureusement, il y a également des bus de nuit pas mal du tout, pour peu qu'on choisisse un minimum de confort afin de passer une
nuit pas trop mauvaise.
Autre inconvénient: pas de terminal de bus dans la plupart des villes: les agences sont éparpillées, ce qui ne
facilite pas la tâche du voyageur qui veut comparer les prix, les horaires et le confort...
Les routes, quant à elles, sont très bonnes (et droites) lorsqu'on emprunte la Panaméricaine qui longe la côte; leur
état se dégrade considérablement dès qu'on aborde la montagne...
Budget
Si l'on exclut le vol en avion au-dessus des lignes de Nasca et les quelques jours passés à Cusco et au Machu Picchu
(hors de prix, les escrocs!), le Pérou est un pays très très abordable. La bouffe, l'hébergement et les transports sont bon marché, ce qui permet de s'offrir, en contrepartie, des sorties un peu
plus chères, qu'on n'aurait jamais pensé pouvoir faire (l'avion par exemple!).
Ce qui nous a plu
-Le ceviche et le cuy (pour Yo!)
-Se peser dans les pharmacies (pour Yo qui a maigri!)
-Les chiens sans poil: quand on les caresse, on a l'impression de se gratter les fesses...
-Le parc de la Reserva à Lima et ses jets d'eau nocturnes
-L'oasis de Huacachina et ses dunes à l'infini
-Le buggy et le sandboarding: casse-gueule mais fun!
-Les massages de Claire (pour Lou bien sûr!)
-Le Machu Picchu: grandiose...
Ce qui nous a déplu
-Le ceviche et le cuy (pour Lou!)
-Se peser dans les pharmacies (pour Lou qui a grossi!)
-L'absence de protection des monuments archéologiques (Chan Chan)
-Les quiches péruviennes: infectes...
-L'invasion de fourmis à Huacachina; des colonnes noires entières sur les murs!
-Le chauffeur de bus qui s'est cassé sans certains passagers; et pas un seul mec qui a réagi! Il a fallu que ce soit
nous, les seuls étrangers du bus, qui harcelions le chauffeur pour qu'il s'arrête (échec, d'ailleurs!). Pas solidaires, les Péruviens...
-Les grèves et barrages inopinés sur la route, qui nous obligent à un petit détour de près de 1000
km...
-La « participation volontaire et libre » pour le pourboire du guide, mais à la fin de la visite, voyant
ce qu'on lui donne, ce dernier n'hésite pas à nous en demander le double! Ah bon, c'est pas si « volontaire » que ça, alors...
-Le Péruvien qui a ronflé toute la nuit dans le bus pour Tacna! Insupportable... On a beau lui foutre des claques,
il s'en contrefout, le mec!
Ce qui nous a étonné
-L'étrange manière de faire le café au Pérou: on t'apporte séparément un condensé noirâtre de café dans très peu
d'eau, et un récipient d'eau chaude, et tu mélanges ensuite les deux. Tellement dégueulasse que Lou a fait une croix sur son café du matin, c'est dire!
-Sous prétexte qu'il ne pleut que quelques jours par an, les toits ne sont jamais hermétiques à Trujillo, sur la
côte désertique du nord du Pérou! Du coup, ces jours-là, c'est panique à bord, tout le monde écope!
-Le réveil de Yo à 9h15 (très rare!)
-Lima: on nous avait dit que c'était moche, nous on a kiffé!
-Le zoo de Lima: à constater la tête ahurie des enfants en nos voyant passer, ça devait être nous les bêtes de
cirque!
-Gaelle qui a triplé de volume sous l'effet conjugué du soleil et de l'altitude: franchement, on n'imaginait pas
qu'on pouvait enfler autant!
-Payer si cher pour vomir dans un avion, à Nasca...
-Le langage fleuri des Canadiens: « Deux boissons pour le prix d'un » devient « Deux breuvages pour
le prix d'un »; « Chercher sur internet » devient « Magasiner sur internet »; c'est nul, mais on a bien rigolé...
-Les costumes traditionnels péruviens: on ignorait que ça pouvait puer autant! (Et que l'odeur pouvait être aussi
tenace...)
La Bolivie
La Bolivie, c'est le pays de tous les superlatifs: le plus haut, le plus fermé, le plus pauvre d'Amérique du Sud, le
plus traditionnel, le plus baroque, le plus diversifié en paysages et... le plus galère à « voyager »! Que ce soit la jungle, les montagnes, les « salares » ou le lac
Titicaca, la Bolivie est d'une beauté fascinante, et chaque lieu offre son lot d'émotions particulières.
Par contre, ça se mérite durement... La Bolivie, c'est le pays où tout fluctue: l'état des routes, l'altitude, les
horaires, la monnaie, les Boliviens eux-mêmes, etc. Ce qui est valable aujourd'hui ne sera peut-être plus valable le lendemain, il faut le savoir! Ce qui fait de chaque jour une véritable
aventure à part entière, où le voyageur hésite entre colère et parti d'en rire... La Bolivie, c'est une autre planète!
Les Boliviens
Peut-être le peuple le plus « renfermé » qu'on ait rencontré jusqu'à présent (à l'image du pays, lui aussi
« enfermé », sans accès à la mer). Pas d'accueil chaleureux en rentrant dans un resto local, pas de « merci » ou « s'il vous plait » non plus.
Le plus pauvre et le plus traditionnel également. Beaucoup « d'indigenas » tâchent de survivre dans la
périphérie des villes en vendant leurs quelques articles sur un bout de trottoir, emmitouflés dans d'épaisses couvertures. Dans les rues, dans les bus, dans les marchés, ça grouille, ça pue,
c'est dégueu, mais qu'est-ce que c'est vivant!
Et pour le Bolivien, y'a jamais de problème, jamais d'urgence, jamais de « le client d'abord ». C'est un
peu la loi de l'évolution de Darwin: ou tu t'adaptes ou tu crèves! Et si tu cherches une logique en Bolivie, c'est peine perdue: le mode de pensée occidental est totalement inutile face à un
Bolivien. Désemparant, parfois... Usant, aussi!
Santé
Tenter de faire la Bolivie sans choper au moins une turista, c'est comme tenter de venir en Bretagne sans se prendre
la pluie: ça tient du miracle. Mais tant que ça en reste à ce stade « bénin », pas de souci! Parce que de Bolivie, vu l'hygiène générale, tu as de bonnes chances de ramener un max de
« souvenirs » plus ou moins agréables. Allez, on touche du bois...
Ajoutons les piqûres de moustique ramenées de la jungle, qui plus d'un mois après, nous laissent encore des marques
sur la peau...
Bouffe
Passons sur la qualité, on préfère ne pas savoir dans quelles conditions sont préparés les menus dans les restos
populaires (sinon tu ne manges plus!). Et on espère que la viande violacée puante entourée de mouches qu'on découvre au marché ne finira pas dans notre assiette ce midi...
A part ça, un bon point pour la Bolivie: certes, on s'en tient toujours aux patates, boeuf, poulet, riz, mais les
Boliviens ont au moins eu la très bonne idée de varier les façons d'accommoder tout ça. Du coup, t'as presque l'impression de manger un truc différent à chaque fois! Par ailleurs, la quantité est
généralement au rendez-vous. Quant au prix, il est imbattable: entrée-soupe-plat-dessert-boisson pour 1€! Les Boliviens, champions du menu anti-crise!
Et comme pour le Pérou, pas besoin de faire sa bouffe: d'une part c'est pas rentable, d'autre part les Boliviens ne
connaissent absolument pas l'existence du supermarché -quant au marché, c'est risqué (voire plus haut!).
Ah oui, dernier truc: ici, la plante reine, c'est la feuille de coca. Les Boliviens en bouffent toute la journée, du
matin au soir. Coincer une vingtaine de feuilles séchées entre la dent et la joue, laisser macérer jusqu'à obtention d'une pâte, puis cracher. Et recommencer. Paraît que ça guérit tout: mal
d'altitude, mal de gorge, fièvre, diarrhée, etc. A prendre sous toutes les formes: en tisane, en bonbon, en gâteau, etc. C'est surtout que ça sert de coupe-faim pour les mecs qui ne peuvent pas
se payer trois repas par jour, et ça permet aux conducteurs de piloter pendant 12 heures d'affilée non stop! Et en plus, la feuille de coca, c'est pas une drogue, c'est légal comme substance,
ici...
Hébergement
Pas cher non plus en règle général. Du coup, faut pas hésiter à rajouter quelques sous pour avoir une chambre
correcte avec salle de bain privée et eau chaude (vital, à 4000m!). Pour info, la catégorie « chic » commence aux alentours de 15€ la chambre, en Bolivie...
Transport
Les aventuriers amateurs de piste non asphaltée seront comblés! Ca secoue pas mal et t'as le temps d'observer les
paysages. Sauf qu'au bout de 8h à ce traitement-là, tu rêves d'une belle autoroute bien lisse et droite...
Les bus, quant à eux, sont souvent vieillots, grinçants et dégueulasses. Le principe: ils partent quand ils veulent
et arrivent quand ils peuvent.
Par contre, faut bien avouer que c'est vraiment pas cher...
Budget
T'es au RSA en France, tu t'installes en Bolivie, tu vis comme un roi! Ca coûte rien la vie ici -pour un Occidental,
bien entendu; la population, elle, rame pour aligner les deux bouts... Du coup, on en profite pour faire toutes les activités qui sont nettement plus chères ailleurs: séjour dans la jungle,
avion, cheval, etc.
Ce qui nous a plu
-L'Isla del Sol, sur le lac Titicaca
-Uyuni: le top du top du top!
-Déjeuner dans un restau local avec un jeune ingénieur et en apprendre plus sur son pays
-L'avion pour Rurrenababque et la jungle: un tout petit zinc! (quoique, on se demande si c'est pas à classer dans la
catégorie « déplu »...)
-La pampa et la jungle: trop d'animaux, trop beau!
-L'histoire racontée par notre guide de ces deux touristes australiens, tendance « j'aime la nature et elle me
le rendra bien, j'en suis sûr », qui voulaient absolument se balader à poil dans la jungle, avec une simple feuille sur le sexe, en mode Tarzan: ça c'est clair qu'elle le leur a bien rendu,
la nature: sous forme de piqûres en tout genre! Les couillons sont rentrés bouffés de moustiques, les pieds en sang, sous les rires du groupe de touristes qui les a croisés... Faut être con quand
même, non?
-Les croissants du boulanger-pâtissier français à Rurre au coeur de la jungle! Un peu de douceur dans ce monde de
brutes!
-Les mises en scène de la Passion du Christ dans les processions de la Semaine Sainte. A pleurer... de
rire!
-S'acheter des Kinder Surprise pour le dimanche de Pâques (sauf que ma surprise, elle était naze, trop dégoûté,
alors que celle de Lou était super!)
-Faire la grosse commission en pleine nature du côté d'Uyuni, tel un fier aventurier, face à la plaine, le nez au
vent et les fesses à l'air, tout en méditant sur la beauté du monde (pas trop longtemps non plus, parce que ça caille!).
Ce qui nous a déplu
-Etre coincé sur un bateau entre les odeurs de gasoil et la grosse mama bolivienne qui sent très fort et qui allaite
son gosse, peinarde... Restait plus qu'à se trouver une place dehors, jusqu'à ce que Lou doive céder sa place à une touriste prise d'une diarrhée soudaine, obligée de « balconner » par
dessus bord devant 30 personnes... Ceci dit, sachant que ça aurait pu arriver à n'importe lequel d'entre nous, personne ne s'est moqué et chacun a poliment détourné la tête!
-Les distributeurs automatiques de billets de La Paz: sur 10 ATM, 5 sont vides et les 5 autres sont
cassés!
-La capacité de nuisance des moustiques dans la jungle: champions du monde de l'emmerdement maximum...
-Le petit dèj dans la cafétéria allemande, censé être copieux et bon marché selon le Routard, mais qui est en fait
ridicule et cher!
-Les journées électorales: tout est bloqué, la vie s'arrête!
Ce qui nous a étonné
-S'entendre dire « oui oui on est catholique... » à ce jeune ingénieur avec qui on mangeait (s'intégrer
dans un pays demande des compromis...).
-La rancune bolivienne contre le Chili qui a volé l'accès à la mer aux Boliviens voilà 140 ans (pas bien, les
méchants!). Cicatrice toujours vivace!
-L'instinct de survie, lorsqu'on se trouve en rade dans une pirogue sous le déluge à côte d'un croco! Allez, on
écope!
-Le sourire des mineurs de Potosi qui contraste avec leurs conditions de vie misérables...
Pour finir, un petit manuel de traduction à l'usage de ceux qui veulent (tenter de) comprendre la logique
bolivienne:
-Quand tu demandes au marché « c'est combien les bananes? » et qu'on te répond c'est trois bananes pour 1
boliviano (la monnaie locale), sache que si tu veux 4 bananes, tu peux aller te faire foutre parce que c'est trois bananes pour 1 boliviano, un point c'est tout, et que même si c'est plus
intéressant pour la marchande de t'en vendre 4 plutôt que trois (puisque tu est prêt à payer la quatrième, bien entendu), elle ne comprendra pas ce que signifie le mot « capitalisme »
ni « profit ». Les bananes, elle les vend par trois, alors t'en prends trois s'il te plaît, et tu compliques pas tout!
-Quand tu donnes ton linge dans une laverie le matin et qu'on te propose de te l'apporter directement à ton hôtel
pour peu que tu payes en avance, sache que le soir tu attendras toujours le retour de ton linge dans ta chambre, que tu devras te déplacer à la laverie, que tu trouveras porte close, qu'un voisin
t'indiquera que c'est une succursale, qu'il faudra que tu te rendes à la laverie centrale, que quand tu parviendras enfin à trouver la laverie tu t'apercevras qu'il manque des affaires, que la
blanchisseuse gênée tentera de te faire avaler le poisson comme quoi « ah bon il manque quelque chose? », que tu t'énerveras, que la fille passera 30 minutes à chercher partout et
qu'elle retrouvera finalement ta fringue manquante sous la première pile de vêtements qu'elle aura mal fouillée...
-Quand tu demandes « c'est quoi du macasa? », tu peux t'attendre à ce qu'on te réponde « Bin c'est un
plat fait avec du macasa » (et là tu dis « ah d'accord! » et tu commandes ça, pour tenter de ne pas passer pour un con devant la serveuse, en priant pour que ce soit bon, vu que tu
ne sais toujours pas ce que c'est...)
-Quand un restau affiche sur sa devanture une carte de 8 plats différents (choix énorme en Bolivie), surtout ne
t'enflamme pas, sache qu'il n'y en aura en fait qu'un seul de disponible (les autres, c'est pour faire joli)
-Quand tu demandes une chambre matrimoniale (un grand lit pour deux), tu auras de fortes chances de te voir offrir
finalement une chambre double (deux petits lits séparés)
-Quand on t'annonce un jus d'orange à 3 bolivianos, tu peux être sûr que le mec va t'en réclamer 4 au moment de
payer (oui, la Bolivie est confrontée à une inflation fulgurante...)
-Quand on te dit que ton bus part du quai n°11 à 7h30 avec telle compagnie, prépare-toi à embarquer à 8h du quai
n°30 avec une toute autre compagnie (le tout, sans qu'on ne t'informe de rien, bien sûr)
-A l'inverse parfois, quand il est écrit « petit-dèj servi jusqu'à 9h30 » dans un hôtel, sache qu'il y a de
fortes probabilités pour que la dame qui s'occupe du petit-dèj soit déjà partie à 9h (t'as pas honte de descendre déjeuner si tard, dis donc!)
-Quand on t'annonce « eau chaude » à l'hôtel, tu peux être sûr qu'il s'agit d'une douche électrique, avec
les fils électriques ou l'interrupteur à 5cm du jet d'eau. Rien de mieux pour se réveiller définitivement le matin qu'un bon petit coup de jus au moment de tourner le robinet
-Quand tu vois une magnifique route asphaltée toute neuve en Bolivie, soit c'est un mirage, soit c'est tellement
exceptionnel qu'il n'est pas question de l'abîmer. Interdiction formelle de l'emprunter! Non, toi, tu prendras la piste défoncée qui longe ladite route asphaltée pendant une centaine de
kilomètres. On regarde mais on ne touche pas!
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