Bienvenue sur notre blog de voyage en Amérique Latine


Hola todos,
Bienvenidos sur notre blog! Vous y trouverez des photos, des anecdotes, des récits sur notre voyage en Amérique Latine. Nous tenterons de mettre régulièrement à jour le site, au gré de notre progression, de notre temps, et surtout de nos possibilités d'accès à Internet !
N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et commentaires, et à nous envoyer des petits "coucous"!
Lou et Yo

 

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 14:08

Samedi 03 juillet: lever à 2h du matin pour choper notre vol de nuit depuis Santarem, direction Belem. Dur dur... On est dans le coaltar le plus complet! Mais curieusement, malgré l'horaire plus que matinal, l'aéroport fourmille de monde et l'avion affiche quasiment complet.

Atterrissage à Belem à 5h du matin. La chaleur est déjà étouffante. Le premier bus pour le centre-ville, à 6h, est bondé de gens partant travailler. Putain, la vie commence sacrément tôt, ici... Nous débarquons à l'hôtel complètement décalqués, à la fois par la fatigue et par le soleil de plomb. Impossible d'entreprendre quoi que soit. Première journée, donc, entièrement dédiée à la « récupération »: sieste prolongée, déjeuner très léger et quatre douches chacun!

Dès le lendemain, ça va déjà mieux, tout n'est qu'une question d'adaptation au rythme local: lever tôt, visite jusqu'à 11h, sieste l'après-midi, puis re-visite vers 17h. Belem est une grande ville construite à quelques kilomètres de l'océan Atlantique, à proximité de l'embouchure de l'Amazone. L'endroit est assez typique, avec son marché couvert, son port de pêche, ses demeures coloniales, ses vieux quartiers, sa cathédrale et son fort. Mais Belem ne nous a cependant pas laissé un souvenir impérissable: la ville semble très sale, grouillante, saturée de véhicules. Seul le parc Mangue das Garças constitue à havre de paix et de fraîcheur, où viennent se reposer par centaines hérons et ibis rouges.

Belem, c'est une ville qui marche au ralenti, comme anesthésiée par le cagnard. Ca tombe bien, ceci dit, puisqu'on a décidé de faire le service minimum! Gare à ne pas se laisser envahir par la torpeur cependant, il nous reste moins de trois semaines de voyage et il faut absolument qu'on avance...

 

Mercredi 07 juillet: 14h de bus de nuit pour se rendre à São Luis, à 850km de Belem. Etonnamment, pour une fois, on n'a pas trop mal sommeillé (« dormi » serait un bien grand mot!). Objectif, une fois arrivés à São Luis: rallier immédiatement Barreirinhas, à 270km de là, pour visiter le parc de Lencois. Problème: il est 10h du matin et le prochain bus ne part qu'à... 14h! Du coup, petit tour dans São Luis -sous la pluie!- pour meubler nos quatre heures d'attente. Premières retrouvailles avec l'océan Atlantique depuis notre départ de France. Tiens, l'eau à l'air plus « bleue » qu'en Bretagne, ici...

Retour à la gare routière pour choper notre bus à destination de Barreirinhas. Arrivée dans la soirée après 5h de route dégueulasse. Il fait lourd, très lourd... Et l'on sent que la saison touristique a déjà commencé pour les Brésiliens, puisqu'il nous faut frapper à quatre portes différentes avant de trouver un hôtel qui n'affiche pas complet. Situé en bordure d'un fleuve, le village est une halte reposante, loin des grandes villes. Mais pas grand chose à faire ici, sauf à visiter le parc de Lençois. Et attention les yeux, y'a du lourd! Départ en 4x4, traversée du fleuve sur un antique bac « artisanal », puis 1h30 de voiture sur une piste sablonneuse et cabossée à travers une forêt semi-aride. Pas grand monde dans le coin, à part quelques familles de paysans qui survivent ici dans des baraques de fortune, sans électricité ni eau courante. Et puis soudain nous voilà face à un mur de dunes gigantesques. Le temps d'escalader à pied, et c'est un paysage de dingue qui se découvre sous nos yeux: un désert de sable à perte de vue, et au creux des dunes des bassins d'eau douce formés par la pluie. C'est blanc, c'est étincelant, c'est hallucinant... Petite baignade dans ces oasis temporaires -les bassins ne se remplissent qu'à la fin de la saison des pluies, le reste de l'année c'est sec-, sous de gros nuages noirs menaçants. On a même droit à une bonne averse au milieu du désert! Coucher de soleil au sommet des dunes, sur ce paysage blanc d'un côté -le sable- et vert de l'autre -la forêt, puis retour nocturne dans la touffeur de Barreirinhas, la tête encore sous le charme envoûtant du désert. On a adoré!

 

Vendredi 09 juillet: retour à São Luis pour visiter la ville, dont le coeur historique est classé au Patrimoine Mondial. L'endroit ressemble pas mal à Belem: des rues pavées, des demeures coloniales restaurées, des bars à tous les coins de rue et... la pluie diluvienne! Oh ça dure pas longtemps, mais tous les jours on y a droit. Pas si mal, finalement, ça a au moins le mérite de faire baisser la température! Petit tour dans les quartiers populaires: ici vit en grande majorité une population afro-brésilienne, descendante des anciens esclaves noirs, et aujourd'hui largement défavorisée, parce qu'oubliée par l'Etat. On est loin de São Paulo et de sa population « blanche » et aisée... Retour dans notre hôtel pourri -celui-là fera sans aucun doute partie du Top 5 des hébergements les plus merdiques- pour tenter de se coucher tôt, en prévision de notre vol de nuit, à 3h40 du matin...

Par Yolou - Publié dans : Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 23:49

Mercredi 30 juin: prochaine étape, Santarem, à 760km en aval de Manaus, au bord de l'Amazone. Pour rallier l'endroit, pas de route terrestre, le seul moyen de transport (à part l'avion) c'est le bateau. On s'offre donc deux jours de croisière pour descendre le fleuve. Mais attention, c'est pas Costacroisière, ici! La descente se fait sur des bateaux en bois ou en fer à deux ou trois ponts, semblables à ces vieux navires à vapeurs qui circulaient sur le Mississippi. Pas de cabines non plus -trop cher!-, mais des ponts ouverts à tout vent où chacun accroche son hamac. Ceux qui souhaitent un peu d'intimité ou bien simplement un minimum d'espace vitale devront choisir un autre moyen de transport. Car le truc ressemble plus à un boat-people qu'au Queen Mary II. À chaque étage, ce sont près de de quarante hamacs qui se disputent la place, sur une quinzaine de mètres de longueur. C'est simple, on a carrément l'impression de dormir avec son voisin, puisque tous les hamacs sont collés les uns aux autres! A peine la place de se retourner dans son « lit »... Ainsi, Lou a passé la première nuit avec le genou de son voisin dans les côtes! Et juste sous les hamacs, entassés à même le sol, un amoncellement de bagages, au point de ne plus pouvoir poser un pied par terre! Des valises, des cartons, des ventilos, des fruits, des animaux, etc. On l'aura compris, on voyage avec les locaux, à la « locale »... Ajoutons à cela le bruit des moteurs, l'odeur des chiottes (on a eu de la chance, on a trouvé une place loin de tous ces désagréments) et la musique à fond toute la journée (sûrement pour tenter de couvrir le bruit des moteurs!). Bref, c'est assez « roots »!

Mais curieusement, on a plutôt apprécié ces deux jours de traversée. Lever de soleil en direct depuis le hamac, avec vue imprenable sur l'Amazone, douche dans les minuscules chiottes avec hublot, rencontre avec pas mal de monde, escales dans des petits ports tranquilles, et bercement nonchalant du fleuve... Une expérience à tenter absolument (à la fin du voyage, de préférence, une fois qu'on s'est un peu « aguerri »)! Prévoir pas mal de lecture et de la bouffe toutefois, parce que y'a pas grand chose à faire ni à bouffer sur le rafiot! Quelques inconvénients, par ailleurs: un départ de Manaus avec plus de trois heures de retard, la pluie parfois qui trempe le pont, la surveillance constante des bagages, les araignées qui s'agitent toute la nuit juste au-dessus des hamacs (si Lou tolère les insectes dans leur habitat naturel, elle a revanche beaucoup plus de mal à partager sa nuit en leur compagnie sur un bateau! J'ai mené une des plus mémorables chasses aux nuisibles de tout le voyage pour le bien-être de mademoiselle!), et un contrôle inopiné des douaniers, qui ont passé près de deux heures à fouiller tout le bateau.

Arrivée à Santarem sur les coups d'une heure du matin. Le bateau ne repartant que le lendemain vers midi, on décide, comme pas mal de monde, de passer une nouvelle nuit à bord dans notre hamac -on y prend goût!- afin d'économiser une nuit d'hôtel.

On débarque le lendemain matin à Santarem, pas mal fatigués par deux courtes nuits et un soleil de plombs. Manque de bol, les quatre premiers hébergements où l'on se rend sont tous complets! Il faut dire qu'on arrive au mois de juillet, période de vacances pour les Brésiliens... La cinquième tentative sera la bonne. Certes la chambre est pourrie, mais on ne reste pas longtemps ici. D'ailleurs, dès l'après-midi, on file prendre un bus (après le match du Brésil, car tout s'arrête pendant le match! Ceci dit, on est tranquille pour la suite, l'équipe nationale vient de perdre face aux Pays-Bas!) pour Alter do Chão, un bled situé sur l'un des bras de l'Amazone, et qui possède de magnifiques plages de sable fin. Enfin, difficile de s'en rendre véritablement compte, puisqu'avec la montée des eaux, la plage se réduit à une mince bande, près des paillotes! On passera quand même la fin de journée à se baigner au milieu des arbres noyés sous l'eau, à se dorer la pilule et à se remettre d'une semaine riche en émotions...

Par Yolou - Publié dans : Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 01:28

Vendredi 25 juin: 2h du matin. Notre avion en provenance de Brasilia atterrit à l'aéroport de Manaus. Certes, les horaires sont pénibles, mais les vols de nuit sont nettement moins chers, alors on n'hésite pas longtemps... Et de toute façon, pour rejoindre Manaus en plein coeur de la jungle amazonienne, y'a pas 36 solutions: soit la route depuis le Vénézuela, soit le bateau depuis Belem, au nord, soit l'avion.

2h30 du matin: la claque dans la gueule au moment de passer les portes de l'aéroport climatisé: on a beau être au milieu de la nuit, il fait quand même 25°C et l'humidité étouffante nous prend à la gorge. C'est bien simple, à partir de maintenant et pour toute la durée de notre séjour dans la région, on ne cessera plus une minute de transpirer. Manaus ou la sudation perpétuelle... Tu prends une douche -froide-, et tu n'es même pas sorti de la salle de bain que tu es déjà collant! Mais bon, on s'habitue à la longue...

On file en taxi rejoindre l'auberge de jeunesse de la ville afin de se mettre rapidos au pieu!

Le lendemain, on émerge difficilement, assommés par notre courte nuit, mais également par la chaleur: le thermomètre dépasse allègrement les 35°C. Et puis on découvre Manaus: 2 millions d'habitants, des tours de verre et de béton, des grands magasins, etc. Si si, on est bien au milieu de la jungle, mais faut le savoir, parce qu'au premier abord ça ne se voit pas! Si, peut-être à l'ambiance très décontractée qui règne dans les rues: tout le monde déambule -et travaille- en débardeur, short et tongs... Une tenue et un état d'esprit qu'on a vite adoptés, pour se fondre dans la foule!

En fait, pour se rendre véritablement compte de la situation géographique de la ville, il faut s'approcher du fleuve qui passe à Manaus: là, au loin, la forêt est bien présente. Pour info, Manaus ne se trouve pas au bord de l'Amazone, mais du Rio Negro, son principal affluent. Ce dernier rejoint le fleuve Solimões une dizaine de kilomètres en aval de la ville, pour former l'Amazone proprement dit. Un truc de dingue, d'ailleurs, ce fleuve: tellement large par moment qu'on dirait carrément la mer! Jusqu'à 40km d'envergure, si si! Par ailleurs, on se situe actuellement à la toute fin de la saison des pluies. Résultat: le niveau du fleuve est à son maximum, 15 à 20 mètres au-dessus de son niveau normal, et pas mal d'arbres et d'îles sont complètement englouties sous les eaux, élargissant d'autant l'étendue de l'Amazone. Quant au débit, il est énorme. L'Amazone fournit un cinquième de l'eau douce mondiale, et chaque habitant de la planète pourrait remplir une bouteille d'eau de 2 litres toutes les 15 secondes. Bref, c'est pas un petit joueur, l'Amazone!

A Manaus, pas grand chose à visiter: si, le théâtre, vraiment sympa. Construit au temps de l'apogée du caoutchouc -ressource principale de la ville au début du XX° siècle-, tous les matériaux ont été importés d'Europe. Du coup, ça fait bizarre de trouver un théâtre version « Belle Epoque » en plein coeur de la jungle! Le plus marrant cependant, c'est de chausser les patins par-dessus les tongs, obligatoires pour pénétrer dans la salle de réception. On a bien rigolé franchement...

Mais bon, si on est venu là, c'est avant tout pour faire un petit tour dans la jungle. En route, donc, pour trois jours de survie.. mais avec une agence quand même, hein! Première étape: la rencontre des eaux. Fait étonnant, à l'endroit où le Rio Negro et le fleuve Solimões sont censés se retrouver et se mélanger l'un à l'autre, eh bien les deux cours d'eau coulent ensemble mais sans jamais se « mixer » pendant une dizaine de kilomètres. Depuis le bateau, le phénomène est bien visible: on distingue très bien la ligne de partage entre les eaux noires du Rio Negro et les eaux plus jaunes du Solimões. En cause: la différence de température, de rapidité et de densité des deux affluents.

Deuxième étape: les nénuphars géants. Tout ronds, larges et plats, ils peuvent supporter un poids de 40 kg sans couler! On a même droit à quelques fleurs écloses, ce qui ne gâche rien au spectacle. Par contre, on apprécie moins la venue en pirogue de quelques locaux qui, en échange de quelques pièces, propose aux touristes de prendre des photos avec un paresseux dans les bras, un boa autour du coup ou un bébé caïman sur les genoux. Pauvres bêtes, trimballées sans ménagement comme de vulgaires poupées. Nous, on refuse tout net -ce qui n'est pas le cas de la plupart de nos collègues, trop contents d'avoir « la » photo qui tue... Devant notre air réprobateur, le guide nous explique que « c'est un moyen d'aider les populations locales, qui n'ont pas beaucoup de revenus ». Peut-être, mais au détriment d'animaux sauvages, franchement, on ne cautionne pas, un point c'est tout! D'ailleurs, on ne prendra aucune photo de ce genre pour être tranquille avec notre conscience. Mais Lou ne décolère pas, et je la comprends...

Après une bonne heure de pirogue, arrivée au lodge, une maison rustique flottante en bois construite sur un bras du Rio Negro. Déjeuner sur la terrasse face à un décor de carte postale, puis après-midi baignade dans ce petit paradis, où l'on croisera même quelques dauphins d'eau douce en train de s'ébattre devant le lodge. Faut dire que la chaleur est suffocante... Et le point positif -et même très positif!-, c'est que les moustiques n'affectionnent pas particulièrement eaux trop acides du Rio Negro. Tranquillité assurée, donc, c'est pas négligeable!

L'après-midi se poursuit par une partie de pêche au piranha où, comme lors de notre précédent séjour dans la jungle en Bolivie, le compteur affiche désespérément un zéro pointé, après 1h30 à attendre le poisson... Seul Fabio, notre guide, parviendra à en choper deux! En route, nous croisons un adorable paresseux, suspendu peinard à sa branche. Bien entendu, ça n'a pas loupé: Fabio s'empresse d'attraper l'animal – soit dit en passant, vous avez déjà vu un paresseux tenter de s'enfuir? C'est pitoyable d'impuissance, pauvre bête...- pour que les trois touristes qui nous accompagnent puissent faire une photo. Nous, on refuse de nouveau, sous le regard étonné de notre guide. Je sens Lou qui bout intérieurement, franchement on a du mal à comprendre. Mais comment ça se fait que des natifs, des mecs nés ici, osent malmener leur propre environnement? C'est bien triste...

Retour au lodge sur fond de soleil couchant. La lumière est carrément magique, et l'horizon s'embrasse de teintes orangées. Sublime!

Le soir, après le dîner, rebelote: nous partons à la recherche des crocos, dans la nuit, sur le fleuve. Sans trop de succès malheureusement (c'est la pleine lune et nous sommes trop « visibles »), mais Fabio parvient tout de même à capturer un bébé caïman, que chacun exhibe fièrement « pour la photo ». Sauf nous...

Première nuit au lodge, on expérimente les hamacs. Malgré nos craintes, c'est plutôt confortable! Autre avantage: on évite de coller dans les draps, vu la chaleur...

Vers 5h, peu avant l'aube, Fabio réveille nos trois compagnons autrichiens -un père et se deux filles- pour aller admirer le lever du soleil. Nous, on a décliné l'invitation la veille: trop crevés, on préfère dormir, et puis on y a déjà eu droit en Bolivie. Une excellente décision de notre part, d'ailleurs, puisque nous les entendons revenir trois minutes plus tard, le moteur de la pirogue ayant refusé de démarrer! Petit-dèj, baignade matinale, puis direction les « iguarapés », ces forêts d'arbres totalement inondées après la saison des pluies, à travers lesquelles on ne peut se balader qu'en bateau. Notre recherche d'animaux est, avouons-le, un échec. Beaucoup de bruit, mais pas une seule bestiole qui pointe son nez. On apercevra quand même un serpent se faufilant silencieusement sur une branche juste au-dessus de nos têtes. Puis direction un village « local » (celui de notre guide, en fait), pour découvrir le mode de vie des natifs de la région. Certes, les mecs vivent plus ou moins isolés, certes ils en chient dans les champs de manioc, mais attention, ce ne sont pas non plus les tribus indigènes à poil avec étui pénien, arcs et flèches et maison en bouse de vache! Non, ici, y'a quand même l'électricité, une antenne téléphonique et la retransmission en direct des matchs de la Coupe du Monde!

Mais c'est l'après-midi que commence la véritable expédition de survie, version Koh-Lanta: cette fois, nous quittons le bord du fleuve pour nous enfoncer au coeur de la forêt amazonienne, afin de passer une nuit dans la jungle à la belle étoile. Après une heure de bateau et une petite heure de marche suffocante, nous nous arrêtons dans une sorte de mini-clairière: c'est là que nous allons dresser le camp. Ni une ni deux, notre guide commence à abattre quelques arbres à la machette pour monter les armatures de notre « cabane ». Une bâche pour le toit, deux rondins pour tendre les hamacs, voilà pour le « palace ». Eh Fabio, t'as oublié les couverts; et comment on fait pour la bouffe? Pas de souci, Fabio, c'est Mac Gyver. Le mec nous construit une table en bois, nous taille des cuillères dans une branche de palmier et nous fait des assiette en feuille de bananier. Puis il s'occupe du feu, façonne une broche artisanale pour le poulet et met la marmite à bouillir au dessus des flammes. Et nous, pauvres citadins perdus, on regarde ça émerveillés... Comme quoi, faut parfois revenir aux choses les plus simples, mais aussi les plus essentielles!

Deuxième nuit en hamac (sous moustiquaire!). Lou passe au peigne fin sa couche à la recherche de la moindre petite bébête et s'empresse de colmater tous les accès au hamac afin de prévenir toute intrusion! Faut dire que ça grouille pas mal dans le coin, vu les bruits étranges qu'on entend tout autour de nous...

Réveil vers 6h30 pour enchaîner sur deux heures de balade dans la forêt, le ventre vide. On croise la route d'une colonie de singes et de la plus grosse mygale qu'il nous ait jamais été donné de voir. La plus grande du Brésil, nous précise Fabio pour nous rassurer! Plus large que ma main et bien velue, ça fait froid dans le dos! Retour au camp pour prendre un petit-dèj bien mérité. Avant de quitter les lieux, passage aux toilettes « naturelles », derrière un arbre. Ou comment faire ses besoins face à un serpent, tranquillement en train de roupiller entre les racines, à 30cm de mes attributs (non, c'était pas prévu, je ne m'en suis aperçu qu'au bout de quelques secondes...). Pas moyen d'être peinard, dans cette foutue jungle! La deuxième rencontre avec un reptile se fera sur le chemin du retour: l'animal, pas bien grand, était lové en boule au milieu du sentier et a failli se retrouver sous ma chaussure (et moi aux urgences?). Bref, à la fin de notre troisième jour, on n'était pas fâché de retrouver un semblant de civilisation à Manaus! Attention, pour ceux qui connaissaient la Loulou d'avant le voyage, je dois les mettre en garde: vous risquez de ne plus la reconnaître au retour: même plus peur de dormir dans la jungle, même plus peur des petites bêtes (tant qu'elles restent à distance, hein...), même plus peur de sentir le chacal trois jours durant, même plus peur de porter les mêmes fringues pendant une semaine, même plus peur d'avoir quelques poils aux pattes... Partie princesse, elle revient Rambo!

Par Yolou - Publié dans : Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Album photos

Voir tous les albums

Catégories

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés